L'intégration dans son nouveau pays

23 JANVIER 2020 dans > VIE D’EXPAT

Avant de partir vivre à l’étranger, on se demande bien souvent comment va être notre nouvelle vie, comment va se passer notre intégration dans son nouveau pays. Et c’est d’ailleurs souvent source d’angoisses… On se demande comment l’on va réagir face à ce nouvel environnement, à cette nouvelle culture.

Alors je t’explique comment t’y prendre pour que ton intégration ne vire pas au cauchemar !

L’intégration dans le pays

- Ce qu’il faut savoir avant tout sur l'intégration

Ce qu’il faut savoir, c’est que lorsque l’on part vivre à l’étranger, nous traversons différentes phases au cours de notre expérience. Les chercheurs Mc Cormick et Chapman ont d’ailleurs décrit ce processus d’intégration selon une courbe que je trouve très appropriée.

Par mes propres expériences d’expatriation, cette approche s’est confirmée. C’est également le cas pour tous les autres expats avec qui j’ai pu en discuter. Mais attention, l’intégration est vécue différemment selon les personnes, notamment la durée des phases et le ressenti plus ou moins intense que chacun peut avoir. Pour les expatriés avec un peu plus d’expériences, il peut même arriver que certaines phases ne se manifestent pas du tout.

- Les phases d’état émotionnel

  • La découverte : lorsque l’on débarque dans ce nouveau pays, on a très vite soif de découvertes, d’explorations en tout genre. On rencontre alors une fascination pour la nouveauté, une sorte d’excitation, on se sent comme un touriste. C’est une phase très positive où l’on est encore entre rêve et réalité.
  • La prise de conscience : la phase de découverte de notre nouvel environnement nous ouvre les yeux sur la différence fondamentale entre ce pays d’adoption et notre pays d’origine. Il faut faire face à de nouvelles habitudes de vie, une nouvelle langue et culture, à un sentiment d’isolement. On remet en question nos capacités d’adaptation, et commençons à adopter une attitude de rejet faisant éprouver de la colère, tristesse, frustrations, regrets, doutes… On compare notre « ancienne » vie à ce nouvel environnement. Et bien souvent, on se demande comment on va surmonter tout ça…
  • L’acceptation : A cette phase, on est un peu au fond du trou, on ne supporte plus vraiment cet état d’esprit et ces émotions…On a alors une prise de conscience qui marque une étape clé dans notre intégration : l’acceptation de la réalité.
  • L’expérimentation : on mobilise alors de nouvelles ressources pour changer. On essaye de faire différemment et d’avoir de nouvelles approches et façons de faire. A ce stade, on rencontre des succès dans cette transformation, mais aussi quelques échecs.
  • La mise en place : notre regard sur ce nouveau pays commence doucement à changer, nos attentes vont se modifier, nos envies, nos comportements… On essaye de comprendre quelles sont les raisons des succès ou échecs rencontrés. La confiance en soi et nos repères reviennent peu à peu, notamment grâce aux rencontres que l’on fait.
  • L’intégration : On est bien plus à l’aise dans ce nouvel environnement. On se sent « à la maison » et commençons à faire des projets et partager positivement cette expérience. On sait comment fonctionner, comment aborder cette différence et en tirer satisfaction. Et d’ailleurs, on a parfois plus très envie de rentrer…

Concrètement, comment s’y prendre ?

 

Maintenant que tu as connaissance des potentielles phases que tu vas rencontrer lors de ton installation, voici concrètement quelques conseils, qui t’aideront je l’espère, à faciliter ton intégration.

- Se créer une routine

Garder de bonnes habitudes : se créer de bonnes habitudes, un cadre, une routine, est rassurant. Pourquoi ne pas garder des habitudes que tu avais en France tout en faisant de nouvelles choses ? J’ai d’ailleurs rédigé un article qui t’explique ce qu’est une bonne routine pour te sentir bien dans ton nouveau chez toi.

- Apprendre la langue

Soyons franche, la barrière de la langue est un sacré frein à la communication et à la rencontre de nouvelles personnes. Alors pourquoi ne pas prendre quelques cours de langue pour faciliter tout ça ? D’autant plus que cela pourrait t’aider dans de nombreuses situations (et oui, on ne parle pas tout le temps anglais de partout…). Les locaux apprécient toujours l’effort qui est fait en ce sens. Si tu n’en es pas convaincu, ou que tu doutes de ton niveau… dis-toi simplement qu’à l’inverse, bien souvent, ces personnes ne seraient pas forcément capables de s’exprimer en français, et que, s’ils le faisaient, avoue-le, tu serais impressionné et très content. Alors même si ton niveau n’est pas le meilleur, ils feront toujours l’effort de te comprendre et t’aider à t’exprimer.

- Rencontrer du monde pour s'intégrer

Faire des rencontres est essentiel pour garantir un bon état d’esprit. Et ça peut être simplement, discuter très rapidement avec le serveur du café, comme tisser des relations plus amicales avec des connaissances, des collègues…

Alors toute opportunité est bonne à prendre. Ce qu’il faut se rappeler, car on l’oublie bien souvent, c’est que se faire de nouveaux amis n’est pas forcément facile. Et cela demande de réels efforts pour oser aller vers les autres. D’ailleurs, ils auront leur vie, leurs habitudes et donc, ne seront pas systématiquement là à t’attendre. J’aime à penser que l’on ne reçoit pas si l’on n’a pas donné. Par conséquent, n’hésite pas à proposer des sorties aux personnes que tu rencontres, même si ce n’est qu’aller boire un café. Tu verras que peu à peu, tu rencontreras du monde tout doucement. S’ouvrir aux autres, pour qu’ils s’ouvrent à toi.

 

- Changer son mode de vie et vivre à la locale

Il faut au maximum s’habituer à son pays d’adoption. Et ainsi vivre à la locale pour faciliter son intégration dans son nouveau pays. Alors on oublie pendant un temps, les quartiers français, la nourriture française, etc. Plus vite cela sera fait, plus vite tu te permettras de t’adapter au mieux et à accepter ces différences.

Mais rassure-toi, tu auras toujours le droit de rêver à une bonne baguette de pain de temps à autre.

- Sortir de chez soi

Rester cloitrer chez toi ne va certainement pas t’aider à découvrir le pays et rencontrer du monde. Alors on se bouge un peu et on ose sortir de chez soi. D’ailleurs on a déjà fait le plus dur, à savoir, partir. Ça serait bête de ne pas profiter de cet élan de courage et de laisser parler ses angoisses.

Pour ça, n’hésite pas à consulter sur les réseaux sociaux les groupes d’expat à l’étranger. Tu y rencontreras très certainement quelqu’un qui souhaite faire une sortie, boire un café, aller au musée…

Côté travail, on se laisse l’opportunité d’y faire des rencontres et de participer à des sorties entre collègues également. C’est d’ailleurs principalement par-là que tes connaissances se feront.

- Prendre du recul sur son intégration

Surtout, surtout, il est vraiment important de prendre du recul sur cette aventure. L’intégration dans ton nouveau pays ne se fera pas un claquement de doigts. Elle sera d’ailleurs plus ou moins facile pour chacun, alors ne te compare pas ! Tu es unique, et c’est ton expérience.

Et rappelle-toi, que le pire qu’il puisse t’arriver c’est de rentrer chez toi… Là où toute ta famille et tes amis se trouvent… dans un environnement que tu connais. Il y a pire non ? Et quand bien même cela arriverait, est-ce grave ? Non. Ce n’est pas un échec.

Que tu fasses ta vie à l’étranger ou que tu décides de rentrer, soit bienveillant avec toi. Une expatriation est une superbe expérience de vie qui va te permettre d’apprendre à te connaître et à développer de nouvelles capacités d’adaptation, de nouvelles compétences.

Voilà, j’espère que cet article t’aidera au mieux dans ta nouvelle vie d’expat’. Et toi, quelle a été ton expérience face à ton intégration dans ton nouveau pays ? N’hésite pas à me partager tes ressentis sur ta propre intégration !

A très vite,

Marie

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